Je viens de réaliser que les naan au fromage c'était fini pour moi. En toute honnêteté, j'en mange trop rarement pour que cela soit un drame mais vous même vous savez : drama queen. Quand tu prends la décision de cesser de consommer des produits laitiers je crois que tu réalises pas bien à quel point manger va devenir la plus grande source de frustration de ta petite vie minable (ça et ton compte en banque). Les pizzas chimiques de chez Dominos et leur base crème fraiche ? De l'histoire ancienne. La béchamel dans les lasagnes ? Bye. Le café au lait du dimanche matin, les yaourts à la grecques, les glaces à l'italienne dans le marais, les tartines de boursin, les dés de gouda à l'apéro, les mozarella sticks en terrasse, le supplément cheddar avec les frites et même ces putains de pates au fromage (dernière option alimentaire avant la fin du monde dans tes placards)... this is all over.

Alors oui, non, je n'ai pas fait ce choix par pur plaisir à l'idée de m'auto torturer à base d'énumération de tout ce qui m'est désormais " interdit " , et non, il ne s'agit pas non plus d'une lubie chelou type " je teste le veganisme " (vous m'avez bien regardé ?). C'est juste les conséquences indirectes de l'arrêt de ma pilule #onestcontent.

J'ai avalé celle-ci consciencieusement, chaque jour, pendant les huits dernières années de ma vie persuadée que c'était comme un petit miracle. Mais non, pas du tout. Je vais pas vous mytho, je l'ai pas arrêté parce que je me suis, d'un coup d'un seul, sentie concernée par le sujet délicat de la prise d'hormone (que je suis contente d'avoir cessé d'ingurgiter néamoins) ; j'avais juste plus de vie sexuelle et je la prenais vraiment n'importe comment, genre vrai foutage de gueule.

Bref, moi qui n'ai jamais vraiment eu d'acné et qui suis obsédée par la qualité de ma peau (skincares all over the place) j'ai vite déchantée. Enfin, il a fallut trois mois. Trois mois pour que la nature reprenne le pas et que mon corps me fasse un gros doigt d'honneur bien comme il faut. Microkystes sur les machoires et autres boutons peu ragoutants : j'ai donné. Y'a même un jour ou j'ai séché les cours tellement c'était un champs de mînes ma peau (mînes que j'avais bien pris soin d'exploser, evidemment). Il a encore fallut trois mois supplémentaires pour que les choses reviennent à la normale (genre un baby bouton par ci par là de temps en temps) ; ça et des ampoules de zinc 2x par jour, une crème hydratante pour les acne-prone skins - dont j'ignore si j'ai réellement besoin - et l'ârret des produits laitiers. Et à mon grand regret j'ai vraiment vu la différence alors ça m'embête mais je m'y tiens. 

En attendant, tout ça n'a absolument pas empêché un fdp de moustique de me piquer sous l'oeil (les boutons, quand y'en a plus, y'en a encore yay) et comme je suis allergique c'est compliqué, très compliqué. Espérons que le babe ne soit pas enclin à me voir ce soir parce que clairement, je vais pas assumer de ressembler à Quasimodo, no way.