Je n'ai pas écris ici depuis longtemps, encore. J'ai perdu le goût, encore. Il y a toutes ces nouvelles choses dans ma vie, tout ce vide aussi. Je travaille beaucoup, la fatigue prend le pas sur la satisfaction et ma vie privée est un désastre, en quelque sorte. 

J'ai fréquenté un garçon pendant plusieurs mois et nous venons de nous séparer. Pas parce que nous nous déchirions, traversions des tempêtes, nous abations contre des rochers. Juste parce que finalement nous n'avions pas vraiment de raison d'être. Un peu comme un amour de vacance, le rythme de la vie active, réelle a eu raison de nos sentiments à peine naissants. Et c'est triste. Triste parce que nous avons reconnu les qualités présentes en l'un et l'autre et que cela est suffisament rare pour etre appréciable mais non, ça n'est pas suffisant. Mais après tout n'est ce pas cela la particularité de l'amour ? Ne répondre à aucune règle logique, répondre à des attentes que nous n'avions pas. 

Je viens de regarder cette interview sur la chaine youtube de Clique, celle de la doyenne des français. 113 ans. J'ai du mal a imaginer qu'on ai pu vivre autant d'époques, d'evenements historiques, d'histoire personelle. Du haut de mes 25 ans tout neufs je me sent à nouveau si petite, si vide de sens. Je suis un peu ému, juste un peu mais juste assez pour penser à ces échanges manqués avec ma grand-mère. 91 ans, malade d'alzeihmer depuis mon adolescence. Je l'aime vous savez, même si je ne suis personne pour elle, pas née, rien. Je sais toutes ces choses en communs que nous avons, le moi de maintenant et le elle du passé. Je sais que je lui aurais parlé de ma vie et qu'elle m'aurait rassuré en me racontant la sienne. Qu'elle m'aurait parlé de la guerre, des bals, de mon grands père, de la mode, du monde comme il était avant, de ma mère petite, de moi enfant. Je ne la rencontrerais jamais, la maladie nous a pris ça. Alors oui, je suis un peu triste.